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Histoire de la ville

Blason de la ville de BischwillerBischwiller doit sa fondation, à la fin du XIIème siècle, aux Evêques de Strasbourg, auxquels l'Empereur Henri II avait accordé, dès le début du XIème siècle, d'importants domaines de chasse au nord de Strasbourg.

Selon la tradition l'Evêque Conrad de Hunebourg fit édifier, vers 1190, une cour domaniale sur les berges de la Moder. " Bischofeswilre " était né et se développa en un hameau qui fut malheureusement incendié, en 1263, par les Strasbourgeois en conflit avec l'Evêque.

 

Vue de Bischofeswilre

Dès la fin du XIIIème siècle les Evêques cédèrent le lieu à des seigneurs banaux, conservant des droits épiscopaux jusqu'au XVème siècle.

Le village passa ainsi, jusqu'en 1542, entre les mains de plusieurs familles de la petite noblesse alsacienne et palatine : Müllenheim, Hüttendorf, Blyberg, Eschenau.

Le proche hameau de Hanhoffen, cité pour la première fois en 1329, partagea dès les débuts les destinées de Bischwiller.




Château de Bischwiller En 1542, les Eschenau cédèrent le fief au Duc Wolfgang de Deux-Ponts. Bischwiller resta ainsi, jusqu'à la Révolution française, sous l'autorité de cette puissante famille. De 1640 à 1733, la seigneurie fut gouvernée par les Comtes de Birkenfeld, branche alliée des Deux-Ponts. Ils avaient leur résidence au château Tiefenthal.

En 1686, Christian II, époux de Agathe de Ribeaupierre, protecteur de la confrérie des ménétriers, transféra le siège des musiciens de la Basse Alsace, à Bischwiller. Après l'introduction de la Réforme, en 1545, les ducs de Deux-Ponts accueillirent sur leurs terres, à partir de 1618, des réfugiés huguenots, venus de Phalsbourg et de l'Alsace Bossue, mais originaires des Ardennes et de Picardie.

Ces huguenots, pour la plupart drapiers, furent à l'origine d'une industrie lainière florissante, qui entraîna un développement important de la cité dont l'apogée se situe au milieu du XIXème siècle, avec près de 100 ateliers et manufactures.

Bischwiller était appelée la " Mulhouse du Bas-Rhin ". La guerre de 1870 marqua cependant un coup fatal à cet essor, par l'émigration de plus du tiers des 11 000 habitants vers la vieille France, en particulier vers Elbeuf, Vire et Sedan. Les grands-parents et le père de l'écrivain André Maurois firent partie des émigrants pour Elbeuf.

Grâce à l'implantation de nouvelles usines (Société Alsacienne de Filature et Tissages de Jute en 1883) et la création de structures hospitalières spécialisées (Sonnenhof 1885, Hospices Départementaux 1888), Bischwiller, devenue chef-lieu de canton après la Révolution, poursuivit son développement de cité industrielle dans l'Alsace du Nord.

Bischwiller est le lieu de naissance de l'écrivain Claude Vigée, grand prix de poésie de l'Académie française